Partager l'article ! Yodelice, tree of life: Yodelice, Tree of life Une pochette blanche, un bonhomme costume rayé et son micro- ...
Une pochette blanche, un bonhomme costume rayé et son micro- branche, un arbre hiératique supportant un corbeau et des guitares au corps tête de mort….
Un œil à l’arrière qui ne vous perd pas de vue et cette impression d’authenticité dont respire toute la pochette.
Yodelice que j’avais découvert sur la toile myspacienne il y a au moins un an est ENFIN entendu à sa juste valeur.
Sa voix au grain sensuellement ensoleillé, son ton acoustique….un régal pour tous ceux qui aiment sentir l’artiste « toucher » son instrument…frotter, tirer, caresser, glisser…toutes les manipulations s’égrènent sur les cordes véloces. Au loin, parfois, un piano répond, s’immisce et ajoute cette touche de douceur éthérée et magique. Et lorsqu'en fin d'album, il prend tout à fait la vedette, il n'y a plus qu'à espérer que ça ne s'arrête jamais.
Des ballades, des morceaux plus enjoués…. Yodelice, sans faire un jeu de mot facile, porte pourtant bien son nom.....à déguster cet été dans un hamac assurément….
Yodelice, c’est du talent plein les doigts, plein les cordes vocales et instrumentales….et plein la tête aussi…les textes sont poétiques et spécialistes anglophones ou pas, les mots ont une résonance universelle…
Prenons, The other side, track 4, pour l'exemple: soutenu par un chœur masculin et une rythmique entêtante, cette complainte étrangement entraînante joue avec nos représentations mystiques de la mort.On est soudain sur la barque de Charon encerclé d’un drôle de ballet mortuaire, on avance au rythme des rames des galériens-fantômes qui nous accompagnent dans notre destinée humaine. Et peu importe, là, ce que disent vraiment les mots de l'auteur....voilà ce que j'en entends...
Ecoutez….faîtes-vous vos propres images.....et laissez-vous porter…
Yodelice est indétournable ! N’attendez pas , pour le voir, que son succès rende impossible la fréquentation des salles intimistes et chaleureuses et que ,devenant par la force du succès, inaccessible , vous assistiez à un Live dans un de ces si pitoyables zéniths impersonnels !
Bring me back my castle in the sand
When the stars were my only land
The sun had my respect
The sea had my love
In Insanity