Dimanche 20 septembre 2009
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Tel un orfèvre de l'amour, Cohen a su décliner l'amour passionné, l'amour au quotidien et chacune de ses phrases glisse sous la pupille ravit....car elle suit les respirations, sursaute,
s'extasie ou s'effondre....
Lisez Belle du Seigneur....il y a des scènes cultes. Babillez avec Ariane dans sa baignoire, pleurez avec Adrien sur le trône et dansez...pour vivre...pour
aimer...pour mourir.....
"Attentes, ô délices. Après le bain et le petit déjeuner, merveille de rêvasser à lui, étendue sur le gazon et roulée dans des couvertures, ou à plat ventre, les
joues dans l'herbe et le nez contre de la terre, merveille de se rappeler sa voix et ses yeux et ses dents, merveille de chantonner, les yeux arrondis, en exagérant l'idiotie pour mieux se sentir
végéter dans l'odeur d'herbe, merveille de se raconter l'arrivée de l'aimé ce soir, de se la raconter comme une pièce de théâtre, de se raconter ce qu'il lui dirait, ce qu'elle lui dirait.
En somme, se disait-elle, le plus exquis c'est quand il n'est pas là, c'est quand il va
venir et que je l'attends, et aussi c'est quand il est parti et que je me rappelle. Soudain, elle se levait, courait dans le jardin avec une terreur de joie, lançait un long cri de bonheur. Ou
encore elle sautait par-dessus la haie de roses. Solal! criait cette folle à chaque bond."
Par Julie
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Publié dans : Hommage aux classiques
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Tu me diras!