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Par Julie Cadilhac- Bscnews.fr/ Photos: Valérie Mathilde/ "Quand je rentre mon violon dans son petit cercueil" naît Je suis au Paradis...
Est-ce donc un album sombre? Point du tout!
garous sont tour à tour coquets,
soucieux de leur confort, amoureux et c'est pour cela sans doute que l'histoire du Comte Dracula et sa "fraise en dentelle" monopolise votre lecteur CD charmé qu'il est par cet aède
contemporain qu'est Thomas Fersen.
d'une portée à l'autre et
se crée une symphonie aux airs romantiques qui, sans faire de comparaison stérile, rappelle parfois drôlement les bandes originales des films de Tim Burton. Le piano, notamment dans "Une autre
femme", confère une atmosphère éthérée et nostalgique qui évoque celle des Noces Funèbres.
Un conseil? faîtes comme le balafré: fermez les yeux et vous verrez comme l'instrument sonne bien....
Crédit-illustration: Jaquette Album: Christophe Blain Loup-garou: Arnaud Taeron (création originale
bscnews)
THOMAS FERSEN - TOURNÉE
MAI 12 Alençon La luciole
13 Nantes Zénith 14 Rennes Le liberté 19 St marcellin le diapason 20 Bourg en bresse (01) Ainterexpo 21 Annecy (74) Arcadium 26 Compiegne
(60) Espace jean legendre 27 Namur (BE) Théâtre de namur
JUIN 2 Montauban Festival Alors Chante 4 St Etienne Festival Paroles et Musique 25 Neuve Eglise (67) Festival Décibulles
JUILLET 14 Ploezal (22) Domaine de la Roche Jagu 17 Canada Festival d'été de Québec
30 Habère Poche (74) Festival Rok and Poche
LES LOUPS-GAROUS ( chanson de l'album)
Je menais une vie honorable
Sans un remous, sans un frisson,
Avec un peignoir sur le râble
Et aux pieds une paire de chaussons.
Par une rare conjonction
Entre Vénus, Mars et Saturne,
Mordu par un chien taciturne,
J’avais reçu l’extrême-onction.
Je n’allais pas passer la nuit
Et je faisais une drôle de tête,
Mais sur les douze coups de minuit,
J’ai repris du poil de la bête,
J’ai déterré ma vie d’garçon,
La terre était légère et meuble,
Ma pioche, en rencontrant le meuble,
A rendu un lugubre son.
Quand la nuit tombe sur la ville,
Je renfile
Ma vieille peau de loup-garou
Pleine de trous.
Les poules se sont mises à brailler
Comme quand le renard les dérange,
Quand j’ai pris l’auto dans la grange
Qui leur servaient de poulailler.
J’avais pas touché un klaxon
Ni démarré ce tas d’ferraille
Depuis les fameuses funérailles,
J’étais pas sorti d’mon caisson.
Quand la nuit tombe sur la ville,
Je renfile
Ma vieille pelisse de loup-garou
Pleine de trous.
Ma vieille perruque de loup-garou
Pleine de poux,
Mes vieilles chaussures de loup-garou
Pleines de boue.
Qu’est-ce que j’entends?
Une voix me raisonne:
“Tu n’as plus vingt ans
Et tes tempes grisonnent,
Et tu t’en vas courir la gueuse
Comme un jeune homme!”
J’ai roulé à tombeau ouvert
Et tant pis pour les hérissons
Qui viennent se mettre en travers,
J’ai déterré ma vie d’garçon.
J’ai déterré ma vie d’garçon,
La terre était légère et meuble,
Ma pioche, en rencontrant le meuble,
A rendu un lugubre son.
Quand la nuit tombe sur la ville,
Je renfile
Ma vieille pelure de loup-garou
Pleine de trous.
J’avais pour éteindre l’amour
Déversé le sable des jours,
Et malgré tout ce Sahara,
Je n’ai pu oublier Sarah.
Ses cheveux blonds comme pépite
Qui lui descendaient dans le dos,
Je n’en croyais pas mes orbites
En voyant cet Eldorado,
Elle déterrait sa vie d’jeune fille,
Je déterrais ma vie d’garçon,
Ensemble on est parti en vrille,
Les morts sont de grands polissons.
Quand la nuit tombe sur la ville,
On enfile
Nos vieilles peaux de loups-garous
Pleines de trous.
Quand la nuit tombe sur la ville,
On enfile
Nos vieilles pelisses de loups-garous
Pleines de trous,
Nos vieilles perruques de loups-garous
Pleines de poux,
Nos vieilles chaussures de loups-garous
Pleines de boue.
Basse violoncelle, tambourin, synthétiseur ~ Olivier Daviaud
Batterie ~ Lionel Gaget
Mandolines ~ Joseph Racaille et Pierre Sangrã (intro)
Guitare ~ Thomas Fersen
choeurs ~ Anne Millioud, Thomas Fersen